La cocaïne a des effets nooanaleptiques majeurs similaires à ceux des amphétamines, notamment à ceux de la méthamphétamine. C'est un stimulant.
Elle agit sur le système nerveux central, en bloquant la recapture des monoamines dans l'espace synaptique.
Son effet est attribué au fait qu'elle bloque la recapture de la dopamine et entraîne donc une augmentation de la concentration du neurotransmetteur dans diverses régions du cerveau notamment le nucleus accumbens. Elle bloque aussi le transport de la sérotonine et de la noradrénaline, mais ces mécanismes ne sont pas considérés comme appartenant aux effets psychostimulants.
Usage le plus répandu
* prisée (ou « sniffée » en langage courant) : méthode consistant à inhaler la cocaïne sous forme de poudre, en général au moyen d'un petit tube creux appelé « paille ». La cocaïne est alors disposée en petits tas filiformes, appelés « traits », « rails », « lignes », ou « traces ». L'effet se fait sentir au bout de 2 minutes et dure environ 1 heure.
Usages courants
* FreeBase : cocaïne base (libérée de son sel) en mélangeant le chlorydrate (cocaïne poudre) avec de l'ammoniac (ou du bicarbonate de soude), ensuite chauffée jusqu'à apparition des cristaux (la cocaïne libère sa base libre) et rincée à l'eau, ceci pour éliminer toutes les substances toxiques ayant servi à la préparation, elle se fume dans une pipe spécifique (parfois considéré comme analogue au crack). L'effet se fait sentir au bout de 2 minutes et dure environ 30 minutes.
* fumée en joint.
* ingérée en parachutes une dose de cocaïne est enveloppée dans du papier à cigarettes et gobée. L'effet se fait sentir au bout de 20 minutes et dure environ 1 heure.
* injectée en intra-veineuse. L'effet se fait sentir au bout de 10 minutes et dure environ 30 minutes. Elle se rencontre généralement chez les polytoxicomanes.
Usages anecdotiques
* appliquée sur certaines muqueuses (rectale, vaginale ou gland). L'insensibilité obtenue passe pour prolonger l'acte sexuel car ces zones sont anesthésiées.
Elle est parfois consommée avec de l'héroïne (speed-ball) afin de compenser les effets dépresseurs de l'héroïne par les effets stimulants de la cocaïne. Avec de l'alcool, ceci augmente la toxicité des deux produits.
L'usage de la cocaïne provoque :
* une forte euphorie;
* un sentiment de puissance intellectuelle (illusion de tout comprendre et d'avoir une intelligence inconcevable) et physique (voire sexuelle) qui provoque une désinhibition ;
* une indifférence à la douleur, à la fatigue et à la faim.
Ces effets vont laisser place ensuite à ce qu'il est commun d'appeler « descente » : un état dépressif et à une anxiété que certains apaiseront par une prise d'héroïne ou de médicaments psychoactifs.
La Colombie est le premier pays producteur de cocaïne, totalisant à elle-seule 776 tonnes par an. De 900 à 1 000 tonnes de cocaïne sont produites chaque année.
